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Une page se tourne l'humanité s'essouffle c'est brusque et brutal pas d'hésitation, pas de privation pas de questions non plus, offrons Benêt et Becassine droguons le peuple, la pauvre descendance pousse c'est dans les non-dits que se trouvent les meilleurs dires dites donc, souvenez vous de nous, on se souviendra de vous |
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Vina lui manquait déjà tellement mais son devouement envers le professeur et sa soif de science et de savoir étaient sans limites.
Il serra contre lui cette jeune femme à l'allure chétive et aux gestes délicats, il se souvint de leur première rencontre, il y a 5 ans, il contemplait la cathédrale de Notre Dame alors qu'un labrador entreprit de prendre son sac pour un urinoir, au bout de la laisse se tenait une jeune fille devenue écarlate qui se confondait en escuses, il s'emporta envers elle, ce sac en cuir valait une fortune...mais finit par se radoucir devant la gène de Vina qu'il trouvait d'ailleurs dotée d'un joli charme, pas vraiment belle, mais plutôt jolie. C'était une jeune fille simple et enjouée avec un petit coté très attachant, elle aimait prendre soin de son entourage, savait se montrer tendre et maternelle malgré son jeune age. Lucas n'a pas eu de difficultés à la conquérir, Vina est toujours restée à ses côtés, veillant sur lui, partageant ses joies et épreuves, elle était son ange gardien, son ombre. Ils semblaient indissociables. Leur amour était résistant malgré la différence d'age. Vina a commencé à s'assombrir quand Lucas s'est mis à lui parler de ses expériences avec le professeur Parchey et de son grand projet. Le professeur Parchey avait toujours impressionné Vina, imposant et peu amical, elle le soupçonnait d'absorber Lucas.
La pluie frappait violemment contre la vitre, on voyait les arbres danser sous l'effet du vent, créeant des ombres mouvantes étranges, ça ressemblait à une tombée du jour d'un mois de Février comme les autres. Les derniers badauds s'affairaient comme des fourmis brusquées, certainement pressés de regagner leurs proches dans leur quotidien. La douce chaleur de Vina le happa, elle le serrait très fort, il percevait même leurs deux battements de coeur, il inspira profondément cette odeur qu'il connaissait par coeur comme pour s'en imprégner et emmener un peu d'elle avec lui.
- On a dit "courts les adieux", ce n'est qu'un aurevoir, je t'assure...répétait-il.
Vina se redressa et regarda en direction du professeur. De dos, il semblait encore plus saisissant, sa longue blouse blanche revêtait sa large carrure, ses gestes étaient lents mais précis et déterminés. A ce moment, il se détourna, l'air réflechi. Il était si rare qu'ils s'adressent la parole, mais Vina se lança:
- Combien de temps? Des années? Des dizaines d'années? Des centaines d'annés?
- On verra bien, comme je vous l'ai déjà dit, trop de paramètres sont à prendre en compte.
Il lui jeta un rapide regard détaché tandis qu'il fouillait scrupuleusement ses poches à la recherche de je ne sais quel objet tellement plus important que les questions de Vina. Elle chercha Lucas du regard mais il détourna les yeux.
- Il faut que tu partes maintenant.
Le ton de Lucas était dur mais on y décelait quand même une certaine amertume.
Sans trouver le réconfort escompté, Vina s'empressa de quitter la salle, Lucas avait raison, ne compliquons rien...Elle s'enfonça dans la nuit, la pluie lui fouettait le visage et se mêlait à ses larmes. Elle ne sentait rien, rien à part cette nouvelle solitude qui l'innondait. Elle ne voyait rien, elle crapahutait tel un automate, des images se bousculaient dans sa tête, des questions se posaient sans cesse. Elle trébucha et s'étala sur les pierres affûtées qui l'écorchèrent, elle resta un moment comme ça, sans vraiment s'en apercevoir...
A suivre
La douleur physique n'est rien comparée à la douleur morale, en avez-vous déjà fait l'expérience? La douleur mentale fait oublier la douleur physique mais pas l'inverse. Et avec cet élan, on trouve de la force et du courage qu'on ne soupçonnait pas! Personnellement, je profite du fait que je sois énervée ou autre état ardu pour m'épiler, je vous assure qu'on sent presque rien! hehe! Bon, il faut que je trouve un moyen de m'énerver avant que mes jambes ne ressemblent plus à des jambes et un peu de temps pour continuer cette histoire...














Si j'étais le génie...
Je ferais un monde plus petit et plus beau
j'étirerais le temps et supprimerais les fins
les malheurs seraient amoindris
les sentiments adoucis
et les différences attenuées
Je ferais un monde
où l'amour est simple et fort
où les animaux sont libres et heureux
je rendrais la justice juste et incontournable
Je ferais en sorte qu'il y ait des jardins à chaque coin de rue
où chaque arbre offre ses fruits à chaque saison
où chaque fleur libère une belle parole à chaque passant
si j'étais le génie...
Ca sera peut etre pas un monde très intéressant
c'est surement très candide aussi
mais si rien qu'une de ses choses se réalise
ça sera enfin une bonne nouvelle et un espoir d'allumé

Papillonnages...