A quoi ça sert detre belle riche intelligente... quand on est aimée on a tout ça ...
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Les amants merveilleux (Edith Piaf)
Dans la petite rue,
La rue déserte et nue
Qui sent le ciel mouillé,
Le pavé du faubourg,
J'ai vu deux amoureux
Qui m'ont tellement émue,
Deux amants merveilleux,
Émerveillés d'amour.
Ils marchaient lentement
Avec les yeux mi-clos,
Se tenant par la main
Et sans dire un seul mot.
Ils ne m'ont même pas vue
En passant près de moi
Tant leur nuit était belle
Et constellée de joie.
Les amants merveilleux,
L'extase dans les yeux
Marchaient comme s'ils portaient en eux
Un trésor fabuleux,
Presque miraculeux :
Cette immense fortune d'être deux.
On sentait leur amour
Bien plus qu'aucun soleil
Qui semblait illuminer le ciel.
De voir tant de bonheur,
J'en avais presque peur.
Je ne croyais pas une chose pareille.
Les amants merveilleux,
L'extase dans les yeux,
Au plus profond d'eux-mêmes entendaient,
Entendaient une musique,
La musique pathétique
De leur cœur, de leurs cœurs qui battaient.
Oh, comme ils s'embrassaient,
S'embrassaient dans la rue,
La petite rue déserte et nue
Puis ils ont disparu
En marchant lentement
Dans la nuit, effacés par le vent.
Alors, tout éperdue,
J'ai couru, j'ai couru
Vers ton cœur et vers tes bras tendus
Et, contre toi, blottie,
Mon amour, j'ai compris
Que nous étions aussi...
Des amants merveilleux...
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Les Amants D'un Jour (Edith Piaf)
Moi j'essuie les verres au fond du café
J'ai bien trop à faire pour pouvoir rêver
Mais dans ce décor banal à pleurer
Il me semble encore les voir arriver
Ils sont arrivés se tenant par la main
L'air émerveillé
Comme deux chérubins
Portant le soleil
Ils ont demandé
D'une voix tranquille
Un coin pour s'aimer
Au coeur de la ville
Et je me rappelle
Qu'ils ont regardé d'un air attendri
La chambre d'hôtel au papier jauni
Et quand j'ai fermé la porte sur eux
Y'avait tant d'soleil au fond de leurs yeux
Que ça m'a fait mal
Que ça m'a fait mal.
Moi j'essuie les verres au fond du café
J'ai bien trop à faire pour pouvoir rêver
Mais dans ce décor banal à pleurer
C'est corps contre corps qu'on les a trouvés
On les a trouvés se tenant par la main
Les yeux refermés
Vers d'autres matins
Remplis de soleil
On les a couchés
Unis et tranquilles
Dans un lit creusé
Au coeur de la ville
Et je me rappelle
Avoir refermé dans le petit jour
La chambre d'hôtel des amants d'un jour
Mais ils m'ont planté tout au fond du coeur
Un bout de soleil et tant de couleurs
Qui me fait si mal
Qui me fait si mal.
Moi j'essuie les verres au fond du café
J'ai bien trop à faire pour pouvoir rêver
Mais dans ce décor banal à pleurer
Y'a toujours dehors la chambre à louer...
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